ISF: pour une suppression pure et simple!
Maisons-LafitteJacques Myard regrette que le Gouvernement ne fasse qu’aménager l’ISF alors qu’il faut le supprimer.A l’évidence, Bercy a fait prévaloir sa traditionnelle vision comptable en voulant compenser obligatoirement le produit de cet impôt au nom des impératifs budgétaires.Il s’agit là d’une erreur qui traduit une méconnaissance des effets négatifs de cet impôt qui chasse l’épargne des Français hors de France, réduisant d’autant les investissements en faveur de l’économie. Rechercher l’équilibre des Finances publiques est nécessaire, mais cet objectif ne sera atteint qu’avec l’accroissement des recettes par la croissance économique.
Or, en l’espèce, la meilleure solution est la suppression pure et simple de cet impôt anti-économique, sans chercher à le compenser par l’augmentation d’autres impôts sur le patrimoine ou des plus-values dont les taux excessifs sont préjudiciables au maintien du capital en France.
Les expériences étrangères ont démontré que la suppression pure et simple de ce type d’impôt bénéficiait à toute l’économie et améliorait, en conséquence, les recettes de TVA, notamment, et les comptes publics.
Il est à craindre que la solution proposée aujourd’hui qui tend à compenser les allègements de l’ISF par une augmentation à due proportion des droits de succession des grandes fortunes, par exemple, ne soit encore plus pénalisante pour l’économie française.









