Incendie Hilti Magny les hameaux (78), interpellation de suspects.
Magny les HameauxQuatre suspects ont été interpellés par la gendarmerie après l’incendie qui a ravagé 3000 mètres carrés de locaux de la société Hilti à Magny-les-Hameaux (Yvelines), a-t-on appris dimanche de sources judiciaire et préfectorale.
Les quatre hommes, qui ont entre 26 et 31 ans, ont été placés en garde à vue dans le cadre d’une enquête ouverte pour «vol avec séquestration», «destruction par incendie» et «recel de vol», selon le procureur de la République de Versailles, qui a saisi la section de recherche de la gendarmerie des Yvelines pour conduire l’enquête.
«Un vol à main armée a été commis chez Hilti, dimanche matin, et il n’est pas impossible qu’ils aient voulu mettre le feu à la société pour effacer leurs traces», a indiqué le procureur Michel Desplan.
Selon les premiers éléments de l’enquête, les gendarmes ont contrôlé les individus qui transportaient, dans leur véhicule tirant une remorque, tout un tas de matériel d’outillage de marque Hilti.
Quelques heures auparavant, vers 8h15, le gardien du site incendié avait été braqué et ligoté par trois hommes encagoulés et armés, qui avaient volé le système de vidéo surveillance de la société et du matériel avant de prendre la fuite. Mais il avait réussi à défaire ses liens environ deux heures après, puis à alerter les pompiers et les gendarmes en voyant de la fumée s’échapper d’un hangar.
Selon le secrétaire général de la préfecture des Yvelines, Claude Girault, «le préjudice pour la société Hilti serait d’environ 15 millions d’euros». «D’après les premières constatations, il n’y a pas de risques de pollution sur le site qui est sous contrôle. Il n’y a pas d’éléments qui démontrerait un risque pour l’environnement», a indiqué Claude Girault.
Dans le violent incendie qui a éclaté dimanche matin environ 3 000 m 2 du bâtiment — d’une superficie totale de 10 000 m 2 — sont partis en fumée. De nombreuses unités du département — une centaine de pompiers en tout — ont été dépêchées sur place afin d’éviter la propagation du feu. Le sinistre a été circonscrit vers 13 heures. «Au plus fort de l’incendie, les flammes se rapprochaient de produits hautement inflammables qui auraient pu générer une explosion mais nous avons pu les circonscrire à temps», a indiqué un officier du centre opérationnel départemental d’incendie et de secours. Le bâtiment détruit par le sinistre abritait des engins de chantier comme des perforeuses, marteaux-piqueurs ou défonceuses, selon les pompiers. Le site emploie quelque 150 salariés.









