Paris écrase Locminé (2–1 à la 93e minute)
Dernières secondes de jeu au stade du Moustoir. Le PSG est tenu en échec 1–1 par une équipe de CFA2 et voit s’approcher une prolongation un peu humiliante quand Nene enroule un superbe centre du gauche repris de la tête au second poteau par l’un de ses coéquipiers. Bonne nouvelle : 2–1, Paris est qualifié. Mauvaise nouvelle, l’auteur du but décisif est Lugano, ce qui risque de masquer une nouvelle piteuse performance de sa part. En plus, Carlo Ancelotti a l’air de bien l’aimer puisque c’est Sakho, et non l’Uruguayen, qui a fait les frais de la réorganisation tactique consécutive à l’égalisation locminaise – il faut dire que Mamadou y était allé de son tacle en retard pour offrir aux amateurs un penalty bienvenu tant Paris dominait. Finissons de raconter ce match à l’envers en signalant que le PSG avait ouvert le score par Pastore peu après le retour des vestiaires, alors que la première période avait été équilibrée, malgré une frappe sur la barre de Maïga en tout début de match.
Impérial, Sirigu n’a commis qu’une erreur : plonger du mauvais côté sur le penalty. La défense a connu des trous d’airs inquiétants, avec une charnière Lugano-Sakho toute vermoulue et un Bisevac un peu perdu à droite (innovation tactique très « Luis Fernandez », preuve que Carlo Ancelotti respecte les glorieux anciens). Bodmer et Sissoko ont commencé le match à deux à l’heure, croyant sans doute que leurs adversaires locminiens allaient les admirer jouer, et ont perdu un paquet de ballons faciles. Devant, l’animation offensive n’a pour l’instant rien à envier à celle de Kombouaré, même si les deux Sud-Américains ont été dans les meilleurs coups (c’était la moindre des choses). Deux passes décisives pour Nene et un but pour Pastore (53e) qui a par la suite raté deux occasions énormes : tir sur la barre devant le but vide après avoir éliminé le gardien locministe (60e), frappe à côté alors qu’Erding était tout seul au second poteau (71e). Pas sûr que Mevlut l’aurait mise, vu ses stats effrayantes (2 buts en 10 heures de jeu cette saison), mais Carlo n’a pas aimé et l’a fait savoir à l’Argentin de son banc de touche. Enfin Hoarau, fair-play, a refusé de mettre la pression à Gameiro (blessé) en livrant un match tout pourri, ne se signalant que par un lob du tibia aussi laid qu’inefficace l’une des rares fois où il n’était pas hors-jeu.
Cette victoire à l’italienne pourrait être le signe de l’influence du nouveau coach si l’on oubliait que le PSG a déjà remporté un bon paquet de matchs cette saison en étant plus réaliste que flamboyant. Le schéma de jeu en arbre de Noël a bien failli être un beau cadeau pour les Locminésiens, et les absences de Gameiro, Ménez et Matuidi n’expliquent pas un début de match aussi timide ou de tels moments de flottement après l’égalisation locminurienne. Finalement, la principale nouveauté, c’est qu’Ancelotti peut se permettre librement d’engueuler Pastore pendant le match alors que Kombouaré réussissait l’exploit de se retenir, mais c’est également la preuve que le joueur argentin ne s’est pas subitement métamorphosé avec le changement d’entraîneur. Pour le reste, le contexte était spécial et le premier vrai test aura lieu samedi prochain au Parc face à Toulouse.
Ah oui, en seizièmes de finale, le PSG affrontera Sablé-sur-Sarthe (CFA2). Promis, cette fois, on cherchera comment s’appellent leurs habitants…










